Le Labo

Ouvrages conseillés

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C’est quoi la sérendipité ?

Bourcier, D. ; Andel Pek Van.(2017)Courrier Du Livre

De nombreuses découvertes dues à la sérendipité – comprenez « hasard heureux » – ont jalonné l’histoire de notre espèce et contribué, pour certaines, à l’évolution de l’humanité ! La sérendipité est le don, grâce à une observation surprenante et une explication juste, de faire des trouvailles. Plus précisément, c’est la faculté de découvrir, d’inventer ou de créer… ce qui n’était pas recherché à l’origine. Que ce soit dans les domaines scientifique, artistique, technique, culinaire ou ludique, Danièle Bourcier et Pek van Andel, grands spécialistes de la sérendipité, ont sélectionné 80 découvertes parmi les plus étonnantes racontées en deux pages et une image : la pénicilline, l’aspirine, mais aussi la radioactivité, ou encore le café, le jeans, la tarte Tatin, la montgolfière, le N°5 de Chanel… De quoi confirmer l’adage populaire que le hasard fait souvent bien les choses !

Danièle Bourcier est directrice de recherche émérite au CNRS. Passionnée par les mécanismes de découverte inattendus en science, elle a écrit et publié deux livres avec Pek van Andel, aux éditions Hermann, De la sérendipité dans la science, la technique, l’art et le droit : leçons de l’inattendu, ainsi que La Sérendipité, le hasard heureux.
Chercheur en médecine, Pek van Andel exerce son activité principalement aux Pays-Bas.
La cornée artificielle sur laquelle il a travaillé a été implantée chez des milliers d’aveugles en Inde et, pour cette prothèse, il a gagné le prix d’innovation de la ville de Groningue. Il a coécrit, avec Danièle Bourcier, le premier livre en français sur la sérendipité.


Liberté et compagnie.

Getz, I.(2016)Flammarion

Connaissez-vous l’entreprise libérée ? Depuis plusieurs décennies, des centaines d’entreprises, en France et dans le monde, ont été «libérées» par des dirigeants visionnaires. Suite à cela, leur rentabilité a explosé. Le secret de leur réussite ? Transformer l’organisation de leur firme sur la base de la confiance et de la liberté des salariés. Dans les entreprises où nous invitent Brian Carney et Isaac Getz, on laisse les employés prendre des initiatives au lieu de leur dire comment faire.
On les traite en adultes responsables au lieu de contrôler chacun de leurs faits et gestes. On favorise l’épanouissement personnel. Et l’on découvre qu’il n’y a rien de tel pour susciter une réelle motivation et révéler l’immense potentiel de chacun, salariés comme dirigeants. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère. Le mouvement de libération d’entreprises est en marche.

Docteur en psychologie et en management, Isaac Getz est professeur à l’ESCP Europe à Paris et conférencier. Brian M Carney, ancien éditorialiste et rédacteur des pages «débats» du prestigieux Wall Street journal, est vice-président de la société Rivada Networks. Liberty & Cie est un best-seller depuis sa parution.


Et si on se remettait au travail ? – Stop, on étouffe la vitalité des entreprises, des managers, des équipes.

Daniel Cossard ; Françoise Moreau ; Marie Bec ; Catherine Fizaine • (2016) • Edilivre

Nos entreprises, collectivités, institutions sont confrontées à des défis de plus en plus rudes, à des contextes de plus en plus complexes et instables.
Sans équipes impliquées, opiniâtres, capables de constamment s’adapter et évoluer, créatives et ingénieuses, elles ne feront pas face.
Les formations, démarches et modèles censés développer l’agilité, la résilience, la performance et le bonheur au travail, envahissent les entreprises et submergent les managers et les services RH (formation des managers à savoir convaincre, fédérer, conduire le changement, … ; coachings en tout genre ; démarches de prévention des risques psychosociaux, d’amélioration de qualité de vie au travail ; démarche d’amélioration continue ; stages de développement de la cohésion d’équipe ; projets de transformation des entreprises en entreprises libérées ; etc.) Les résultats escomptés sont loin d’être au rendez-vous.
Le travail de recherche que nous avons réalisé met en évidence que les entreprises et bon nombre de ceux qui les accompagnent font fausse route.
Ces formations, démarches et modèles reposent sur des fondements en grande partie erronés. Il est urgent de dire « STOP ! On tue la vitalité des équipes, des managers, des entreprises ». Il est urgent de se souvenir que l’Homme est naturellement doué pour relever toutes sortes de défis, de faire savoir que quelques conditions suffisent pour qu’il donne le meilleur de lui et vive bien son travail.

Daniel Cossard est titulaire d’un diplôme de premier cycle d’études supérieures en management, psychologue du travail et dirige le cabinet Relais-Managers qu’il a fondé en 1994. Il accompagne des entreprises, des institutions, des collectivités, leurs CODIR, leurs managers et leurs équipes depuis plus de 20 ans pour que se développent la performance et la qualité de vie au travail, indissociables d’une efficacité durable.
Ses travaux de recherche visent essentiellement la mise en évidence des raisons des impasses des modes de management d’aujourd’hui, l’identification des facteurs susceptibles de redonner du souffle aux équipes, au management, aux entreprises.

Avec la collaboration de :

  • Françoise Moreau, coach certifiée ; certifiée en Lean et 6 sigma ; ex manager d’équipes et de projets dans des entreprises et contextes internationaux et multiculturels ; consultante associée au sein du cabinet Relais-managers
  • Marie Bec, psychologue du travail ; ex chargée de missions RH et manager de projets ; consultante associée au sein du cabinet Relais-Managers.
  • Catherine Fizaine titulaire d’un DESS en droit privé ; ex RRH et manager d’équipes en entreprise et groupes internationaux ; consultante associée au sein du cabinet Relais-managers.

La faillite de la pensée managériale – Lost in management 2.

François Dupuy • (2016) • Seuil

En apparence, les méthodes de management ne cessent de se renouveler : on ne compte plus les prétendues nouveautés qui apparaissent jour après jour sur ce marché. En réalité, le management tourne en rond : les organisations sont toujours confrontées aux mêmes problèmes et leurs dirigeants puisent dans un corpus de doctrines simplistes les moyens de les résoudre. Dans ce second volume de Lost in management, François Dupuy s’attache à démonter les mécanismes de l’appauvrissement de la pensée managériale et à en montrer les graves conséquences pour les entreprises.
L’ignorance persistante des acquis des sciences sociales en particulier cause des ravages. Habillant les idées reçues d’un jargon déconnecté de la  » réalité « , dirigeants et managers commettent des erreurs de raisonnement et des confusions qui pénalisent toujours plus leurs décisions. À travers des exemples de la vie quotidienne en entreprise, cet ouvrage montre la responsabilité des grands cabinets de conseil et des business schools dans la diffusion de cette pensée paresseuse et de ces pratiques surannées avec lesquelles il est encore temps de rompre. Sociologue des organisations, François Dupuy a enseigné à l’INSEAD et dans plusieurs business schools à travers le monde.
Il conseille aujourd’hui de nombreux dirigeants en Europe.

Sociologue des organisations, François Dupuy a enseigné à l’INSEAD et dans plusieurs business schools à travers le monde. Il conseille aujourd’hui de nombreux dirigeants en Europe. Le premier volume de Lost in management a reçu le Prix du meilleur ouvrage sur le monde du travail en 2012.


Sérendipité – Du conte au concept.

Sylvie Catellin(2014)Seuil

Quand Walpole invente le mot « sérendipité » en 1754, il évoque la faculté de découvrir, « par hasard et sagacité », ce que l’on ne cherchait pas. Aujourd’hui, le terme connaît une vogue croissante au sens de « découverte par hasard ». Mais si cette focalisation permet d’affirmer la dimension imprévisible et non programmable de la recherche, l’occultation de la sagacité empêche de saisir ce que « sérendipité » désigne véritablement, et qui est au cœur de toute découverte.
Pour comprendre le sens profond du terme, il faut remonter aux contes orientaux qui ont inspiré Walpole et Voltaire (pour la « méthode de Zadig »), et lire les romanciers et les savants qui se sont passionnés pour cette idée. Parmi eux, Balzac et Poe, Freud et Poincaré, Cannon et Wiener. Tous ont cherché à saisir le fonctionnement de l’esprit humain quand il est attentif à ce qui le surprend et en propose une interprétation pertinente, par l’association d’idées, l’imagination, la réflexivité.
L’étonnante histoire du mot révèle de profonds changements dans la conception des processus de création, et dans les rapports entre sciences, littérature et politique. Au terme de l’enquête, ce mot venu d’un conte ancestral acquiert la puissance d’un concept, porteur d’enjeux épistémologiques, politiques et humanistes.

Sylvie Catellin est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines. Elle étudie les rapports entre sciences et culture dans la création, la médiation et la diffusion des savoirs.


Travail et santé.

Clot, Y. ; Lhuilier, D.(2013)Erès.

A partir des disciplines concernées par le travail et par-delà les divisions entre théoriciens et praticiens, cet ouvrage explore le problème des liaisons entre subjectivité, santé et travail.

Yves Clot est professeur titulaire de la chaire de psychologie du travail du CNR. Dominique Lhuilier est professeure, chaire de psychologie du travail du CNAM. Ils dirigent ensemble la collection  » Clinique du travail aux éditions érès. 


La confiance au travail.

Karsenty, L.(2013)Octarès éditions

L’objectif de cet ouvrage collectif est d’apporter un nouvel éclairage sur la réalité du travail, en s’intéressant à l’une de ses composantes majeure et néanmoins peu étudiée jusqu’ici : la confiance. S’il est important de clarifier son rôle, c’est parce qu’elle ne fait l’objet d’aucune formalisation dans l’entreprise alors que, paradoxalement, les scientifiques, relayés par les journalistes spécialisés, les organismes de sondage ainsi que différents acteurs de l’entreprise ne cessent d’alerter sur sa dégradation et ses conséquences. De fait, elle n’apparaît explicitement dans aucun règlement, aucune procédure, aucun contrat. Le travail semble donc se régler et se gérer sans elle. Les chapitres de cet ouvrage démontreront, s’il en était besoin, qu’il s’agit là d’une illusion. On peut d’ailleurs facilement s’en rendre compte, en comparant ses propres expériences de travail au sein de relations de confiance avec celles qui se sont déroulées au sein de relations de méfiance : on ne travaille pas de la même façon ! Reste à comprendre précisément pourquoi le travail ne s’effectue pas de la même façon, comment la confiance influence l’efficacité de l’action et comment réunir les conditions pour qu’un travail en confiance soit possible durablement.

Laurent Karsenty est psychologue et docteur en ergonomie. Il mène des recherches visant à améliorer la communication depuis 15 ans et intervient en entreprise dans des domaines variés. Il est l’auteur de nombreux articles publiés dans des revues internationales et nationales.


Réinventer le travail.

Méda, D.(2013)Presses universitaires de France.

Y a-t-il vraiment eu en France une dégradation de la valeur travail ? Les jeunes sont-ils aujourd’hui moins bien disposés à l’égard du travail que les autres tranches d’âge ? Qu’en est-il du rapport au travail des différentes générations, des hommes et des femmes, des Français et des Européens ? Cet ouvrage présente à la fois une histoire longue de notre rapport au travail et un voyage dans sa diversité et ses transformations.
A l’aide des données issues d’entretiens et des enquêtes européennes, il éclaire les attentes que les individus placent sur le travail – attentes de plus en plus expressives, avec l’espoir d’un possible épanouissement par le travail – et la contradiction de plus en plus vive entre ces attentes et les conditions concrètes du travail et de l’emploi. Est-il finalement possible de réconcilier l’ethos contemporain du travail, porté notamment par les femmes et les jeunes, et des organisations de plus en plus soumises aux impératifs de rentabilité et de productivité, en proposant un projet européen fondé sur la qualité de l’emploi ?

Dominique Méda est ancienne élève de l’Ecole normale supérieure et de l’Ecole nationale d’administration, agrégée de philosophie, et aujourd’hui inspectrice générale des Affaires sociales et professeure de sociologie à l’université Paris Dauphine et associée au Centre d’études de l’emploi. Elle est également titulaire de la chaire « Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales » au Collège d’études mondiales. Patricia Vendramin, docteur en sociologie, est directrice de recherche à la fondation Travail-université et professeure de sociologie à l’université de Louvain où elle enseigne à l’Institut des sciences du travail et à la Faculté ouverte de politique économique et sociale.


Lost in management.

Dupuy, F.(2011)Seuil.

L’entreprise serait, dit-on, le lieu de l’autorité, du pouvoir et du commandement vertical. La réalité, telle que peut l’observer le sociologue de terrain, est le plus souvent très éloignée de cette supposée dictature. S’appuyant sur dix-huit enquêtes et près de huit cents interviews, François Dupuy montre que les entreprises sont en passe de perdre le contrôle d’elles-mêmes : le pouvoir est descendu d’un ou plusieurs crans pour se disperser à la base, au niveau des intermédiaires et des exécutants.
Dans de nombreuses entreprises, le problème est aujourd’hui de reconstruire une maîtrise minimale de la direction et de ses managers sur l’organisation et ses personnels en redécouvrant les vertus de la confiance et de la simplicité

François Dupuy : Sociologue des organisations, il enseigne à l’INSEAD et dans de nombreuses business schools à travers le monde. Il a publié plusieurs ouvrages dont La Fatigue des élites (Seuil/La République des Idées, 2005).


Le travail à cœur.

Clot, Y.(2010)La découverte.

Suicides en série sur le lieu de travail, « épidémie » de troubles musculo-squelettiques, explosion des pathologies professionnelles… Une réalité trop longtemps occultée occupe désormais la scène publique française. Devant l’ampleur des « maladies du travail », tout est secoué : entreprises, État, institutions, chercheurs et experts. Et, face aux dégâts engendrés, se multiplient dans l’urgence les fausses solutions qui risquent de virer au « despotisme compassionnel » sans rien résoudre sur le fond. C’est à ce paradoxe intenable qu’a voulu réagir le psychologue du travail Yves Clot dans cet essai aussi vif qu’informé, nourri de longues années d’expérience sur le terrain des rapports entre santé et travail.
Il instruit le dossier en rassemblant les différentes pièces du puzzle social : discours officiels, analyses de situations concrètes, controverses scientifiques, commentaires et récits. Il montre comment la négation des conflits autour de la qualité du travail au sein de l’entreprise menace le collectif et empoisonne la vie des organisations. Pour Yves Clot, le plaisir du « travail bien fait » est la meilleure prévention contre le « stress » : il n’y a pas de « bien-être » sans « bien faire ». En se mobilisant autour d’une idée neuve du métier, avec tous les autres acteurs concernés – dirigeants d’entreprises, syndicalistes et spécialistes -, ceux qui, au travail, sont en première ligne peuvent eux-mêmes « retourner » la situation.
Pour en finir, enfin, avec les « risques psychosociaux ».

Yves Clot, titulaire de la chaire de psychologie du travail du CNAM et directeur du Centre de recherche sur le travail et le développement (CRTD), est notamment l’auteur de Le Travail sans l’homme ? Pour une psychologie des milieux de travail et de vie (La Découverte, 1995, 2008), de Travail et pouvoir d’agir (PUF, 2008) et Le travail peut-il devenir supportable ? (avec Michel Gollac, A. Colin, 2014).


Prévenir le stress et les risques psychosociaux au travail.

Salher, B.(2007)Anact.

Le constat fait l’unanimité : stress au travail, violences, harcèlements, conduites addictives…, les risques psychosociaux sont une grave menace pour la santé des salariés et, par voie de conséquence, pour la performance des entreprises. Leur croissance manifeste rend doublement urgente la nécessité de mettre en œuvre des dispositifs de prévention, rares et partiels à ce jour. Que faire et comment faire pour que le travail reste un lieu de construction de soi plutôt que de souffrance, un lieu d’intégration harmonieuse plutôt que de relations destructrices, de réalisation collective et performante ? Sur ces questions complexes, les auteurs ont évité le piège qui consiste à victimiser les uns ou à culpabiliser les autres. Pour redonner à tous du pouvoir d’agir, ils proposent de mobiliser fortement les directions pour dépasser la seule recherche d’adaptation ou de prise en charge centrée sur les personnes, au profit d’une logique de prévention fondée sur l’approche collective, l’organisation et le management. Fidèle à la mission paritaire du Réseau anact-aract, la démarche de prévention se veut concertée et pragmatique. Elle insiste sur la nécessité de construire patiemment des points d’accord sur les mots, les méthodes et les moyens d’analyse. Elle intègre les dimensions psychologique et sociale et permet d’identifier, de comprendre et de réguler les tensions susceptibles de générer des troubles psychosociaux. Soulignant la spécificité de ces risques, les auteurs détaillent toutes les étapes, illustrent leur propos grâce à de nombreux cas d’entreprises et donnent des clés pour faire de la prévention un projet stratégique, seul à même de garantir, dans la durée, la santé des salariés et la performance.

Benjamin Sahler, centralien, complète sa formation à l’Institut des Sciences Sociales et du Travail. D’abord ingénieur dans un cabinet d’organisation, il devient psychanalyste puis relie ces deux aspects dans l’activité de consultant et de professeur associé à l’université. Il dirige l’ARACT Limousin depuis 2001, il est référent du projet risques psychosociaux du réseau ANACT.
Michel Berthet, ergonome de formation, est chef du département « Homme au travail » à l’INRS ; il était auparavant responsable du département « Santé et Travail » à l’ANACT.
Philippe Douillet, ergonome et diplômé de droit social, est chargé de mission à l’ANACT au département « Santé et Travail » ; Isabelle Mary-Cheray, psychosociologue et diplômée en gestion des entreprises, est chargée de mission à l’ARACT Centre.
Tous deux copilotent le projet risques psychosociaux du réseau ANACT et ont animé le groupe de contributeurs de cet ouvrage.


L’évaluation du travail à l’épreuve du réel.

Dejours, C.(2003)Paris : INRA Editions.

L’évaluation est à la base des nouvelles méthodes de management et d’organisation du travail mais aussi source de difficultés théoriques et techniques. Est-il possible de dégager les principes d’une évaluation rationnelle de l’activité humaine ?

Psychiatre et psychanalyste, médecin du travail, Christophe Dejours est directeur du Laboratoire de psychologie du travail et de l’action et professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Ses recherches portent sur les rapports entre travail et santé mentale d’une part, sur les rapports entre biologie et psychanalyse d’autre part. Adversaire théorique de ceux qui prophétisent la fin du travail, il plaide pour la centralité du travail tant pour le sujet singulier que pour l’évolution de la cité.


La fatigue d’être soi.

Erhenberg, A.(2000)Editions Odile Jacob.

Fatigue, inhibition, insomnie, anxiété, indécision : la plupart des difficultés rencontrées dans la vie quotidienne sont aujourd’hui assimilées à de la dépression. Croisant l’histoire de la psychiatrie et celles des modes de vie, Alain Ehrenberg suggère que cette  » maladie  » est inhérente à une société où la norme n’est plus fondée sur la culpabilité et la discipline, mais sur la responsabilité et l’initiative ; elle est la contrepartie de l’énergie que chacun doit mobiliser pour devenir soi-même. Et si la dépression était surtout le révélateur des mutations de l’individu ?  » Cet ouvrage s’inscrit parmi les meilleurs travaux actuels qui cherchent à cerner le visage et la psychologie de l’homme des sociétés occidentales développées.  » La Quinzaine littéraire.  » Un ouvrage qui dérange les conformismes.  » Pascal Bruckner, Le Nouvel Observateur.  » Ce livre devrait être sur le chevet de tout psychiatre.  » Synapse.

Sociologue, Alain Ehrenberg dirige le groupement de recherche  » Psychotropes, Politique, Société  » du CNRS. Il est aussi directeur du centre de recherche  » Psychotropes, Santé mentale, Société « . La Fatigue d’être soi est le troisième volet d’une recherche qui, après Le Culte de la performance et L’Individu incertain, s’attache à dessiner les figures de l’individu contemporain –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


L’acteur et le sujet.

Ollivier, B.(1995)Desclée de Brouwer.

 » Fort d’un double travail d’intervention sur la vie des individus en entreprise, celui du psychanalyste et celui du sociologue, Blaise Ollivier nous affirme qu’en l’acteur social la dynamique du sujet est  » source d’invention de la société désirable « . […] Cet auteur nous explicite avec force la réalité nouvelle des entreprises : celle de l’appel à l’acteur en situation de production. Confrontées aux multiples pressions de leur environnement, les entreprises ont besoin d’acteurs en toute position de travail. Pour que l’oeuvre économique se réalise, dans le contexte aléatoire et menaçant du marché mondialisé, il faut pouvoir s’appuyer sur une dynamique de subjectivisation généralisée au coeur de la production, en haut et en bas de l’échelle hiérarchique, dans les tâches professionnelles ou simplement qualifiées, en milieu fonctionnel autant qu’opérationnel. En tout producteur salarié il faut davantage d’actes investis par la subjectivité des individus,  »


L’acteur et le système.

Crozier, M.(1981)Editions du seuil

Synthèse théorique de l' » analyse stratégique  » développée par les auteurs, cet ouvrage s’est imposé comme une référence dans la littérature sociologique comme auprès des professionnels du management. Nourri de nombreuses études de cas, il étudie les relations de pouvoir et les stratégies qu’élaborent les acteurs au sein des organisations pour en saisir les logiques sous-jacentes et en délimiter les zones d’incertitude – ces interstices où les enjeux interpersonnels prennent le pas sur la rationalité du système.
Au-delà du monde des entreprises et des administrations, c’est à une réflexion plus générale sur les problèmes de l’action collective que nous invite ce livre.

Michel Crozier (1922-2013) Directeur de recherche au CNRS, professeur et président du Centre de sociologie des organisations, il a dirigé de nombreuses enquêtes dans des administrations, des entreprises et des organisations diverses.
Erhard Friedberg Autrichien, directeur de recherche au CNRS et ancien directeur du Centre de sociologie des organisations, il enseigne la théorie des organisations à Sciences Po.


 

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